La Confédération nationale du logement (CNL) a déposé une plainte pénale contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui, dénonçant son inaction face aux millions de locataires qui vivent dans des logements devenus de véritables « bouilloires thermiques » lors des épisodes de canicule.
Alors que les températures dépassent parfois les 40 °C à l’intérieur de certains logements, la CNL estime que les pouvoirs publics ne prennent pas les mesures nécessaires pour protéger les habitants. Elle dénonce notamment le recul des obligations de rénovation énergétique et le maintien sur le marché de logements devenus indignes face aux fortes chaleurs.
À Paris, où de nombreux immeubles anciens sont particulièrement vulnérables aux fortes chaleurs, cette question est devenue un véritable enjeu de santé publique. Les locataires ne doivent plus avoir à choisir entre subir des températures insupportables ou quitter leur logement.
Par cette action en justice, la CNL rappelle que le droit à un logement décent ne se limite pas à un toit : il doit aussi garantir des conditions de vie compatibles avec la santé et la dignité. La CNL Paris soutient pleinement cette démarche et continuera à défendre les locataires confrontés aux passoires et aux bouilloires thermiques, en exigeant un véritable plan de rénovation des logements et un renforcement des protections des habitants face aux conséquences du dérèglement climatique.















