Les premières annonces du Gouvernement sur le projet de loi de finances 2027 confirment une orientation que la CNL75 dénonce : une nouvelle fois, les économies budgétaires (54 milliards d’euros) risquent de se faire sur le dos des locataires, des salariés, des fonctionnaires, des retraités et des malades.
Gel possible des APL, gel du point d’indice des fonctionnaires, économies de près de 2 milliards d’euros sur les arrêts maladie, pression sur les prestations sociales : derrière les milliards d’économies annoncés, ce sont des millions de familles qui pourraient voir leur pouvoir d’achat une nouvelle fois amputé.
Le logement n’est pas une variable d’ajustement !
La perspective d’un gel des APL est particulièrement préoccupante. Alors que les loyers, les charges, l’énergie et les dépenses contraintes pèsent déjà lourdement sur les budgets familiaux, empêcher les aides au logement de progresser revient à faire perdre chaque année du pouvoir d’achat aux locataires.
Pour la CNL75, c’est clair : on ne peut pas demander toujours plus aux ménages tout en réduisant leur capacité à se loger dignement.
La situation est d’autant plus inquiétante que les locataires subissent déjà les conséquences de l’explosion des charges, notamment énergétiques. Dans le parc social comme dans le parc privé, de nombreuses familles sont contraintes de réduire leurs dépenses essentielles pour pouvoir payer leur logement.
Les fonctionnaires et les services publics ne doivent pas être sacrifiés !
Le gel annoncé du point d’indice constitue également un mauvais signal pour les agents publics, alors que l’inflation des dernières années a déjà fortement dégradé leur pouvoir d’achat et les services publics continuent de manquer de moyens et de personnels.
La CNL75 rappelle que le logement, la santé, l’école, les transports et les services publics sont les piliers de la solidarité nationale. Les affaiblir revient à fragiliser en premier lieu celles et ceux qui ont le moins de marges de manoeuvre.
La CNL75 demande un autre choix budgétaire !
Nous refusons que la réduction du déficit serve de justification à une nouvelle politique de rabot généralisé des droits sociaux.
L’urgence est au contraire de renforcer le pouvoir d’achat, de protéger les APL, de maîtriser les loyers et les charges, de lutter efficacement contre la précarité énergétique et de produire massivement du logement social.
Le logement est un droit, pas une dépense à réduire. !
La CNL75 appelle le Gouvernement et les parlementaires à entendre la colère des locataires et à faire du droit au logement et du pouvoir d’achat une priorité du PLF 2027.
Pas question que les locataires paient encore une fois la facture !
Oualid AKKARI Président de la CNL75















