Oualid Akkari, président de la branche parisienne de la Confédération nationale du logement (CNL), conseille surtout une très grande vigilance sur la partie extérieure du bâtiment. « Avec le temps, des joints peuvent commencer à sauter un peu. Certaines évacuations, comme des gouttières, peuvent se boucher avec des feuilles mortes, la mousse s’amonceler… » détaille-t-il. D’autant que certaines constructions camouflent ces évacuations et ne permettent pas de voir les problèmes depuis la rue.
Pour l’extérieur, la responsabilité du syndic de copropriété… qui ne peut pas tout
C’est là une responsabilité du syndic de copropriété : « Ils ont la responsabilité, surtout sur les bâtiments anciens, de mettre en place un plan pluriannuel de travaux. Cela permet de repérer les failles et les fissures qui peuvent être problématiques. » Selon lui, une infiltration par un balcon qui causerait la chute d’un plancher « ne se produit pas en quelques jours » : « Il faut des années pour désintégrer un plancher comme cela. »
« Il faut que les syndics prennent conscience qu’il est important de faire une vérification régulière de l’extérieur du bâtiment », ajoute Oualid Akkari sans blâmer ces structures. « C’est parfois un problème de financement, parce qu’il faut un vote des copropriétaires et que certains refusent faute de moyens. Le gestionnaire est alors bloqué. » Dans ce cas, le président de la CNL conseille aux syndics de se tourner vers les communes, les associations comme la sienne ou l’Agence Nationale de l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) pour obtenir de l’aide.















